Qu’est-ce qu’un TMS (système de gestion du transport) ?
Un TMS est surtout utilisé par les chargeurs, les transporteurs et les prestataires logistiques qui transportent régulièrement des marchandises, souvent par la route. Il contient les contrats et tarifs des transporteurs, propose le transporteur le moins cher ou le plus rapide pour chaque commande, regroupe les commandes en chargements, planifie les itinéraires et les arrêts, soumet les chargements aux transporteurs, puis organise le départ des camions et les suit. Après la livraison, il contrôle les factures des transporteurs par rapport aux tarifs convenus, une étape appelée audit du fret, et rend compte du coût par envoi, par trajet ou par client.
On confond souvent TMS et logiciel transitaire, et les deux se recoupent. Un TMS optimise le réseau de transport propre à une entreprise : quel transporteur, quel camion, quel itinéraire. Un logiciel transitaire gère les dossiers d’un transitaire pour de nombreux clients, avec cotations, documents maison, douane, agents et rentabilité par dossier en maritime, en aérien et en routier. Un TMS se distingue aussi d’un WMS (warehouse management system), qui pilote le travail à l’intérieur de l’entrepôt.
Un TMS est rentable quand il y a du volume à optimiser : beaucoup de commandes par jour, des trajets récurrents et assez de transporteurs entre lesquels choisir. Une entreprise qui expédie quelques chargements par semaine tirera peut-être davantage d’un outil plus simple. Les questions clés : comment le TMS se connecte au système de commandes ou à l’ERP, comment les transporteurs reçoivent les appels d’offres et renvoient leurs statuts, et si l’audit du fret détecte les surfacturations et les factures en double.